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Les tisanes & plantes médicinales

Une tisane est une boisson composée d’extraits de plantes. Elle peut être réalisée de plusieurs manières : en infusion, en macération, ou encore en décoction.

Mise en garde

S’il est certes possible de consommer des plantes sans raison impérieuse –notamment sous forme de tisane– notez que, depuis la nuit des temps, elles ont été utilisées pour soulager la douleur. Une infusion de plantes peut donc être considérée comme une forme de médication.

En effet, qu’elles soient fraîches ou sèches, les plantes contiennent nombre de principes actifs. Certains de ces éléments peuvent par exemple faciliter la digestion ou le sommeil.

Par conséquent, il est important de se renseigner sur les propriétés inhérentes à telle ou telle plante, sur l’effet des multiples associations envisageables (si tant est que ces dernières soient clairement établies), ainsi qu’à la quantité optimale à utiliser (en fonction des maux à prévenir ou traiter et de la constitution de chacun.e), plus encore chez la femme enceinte.

À titre informatif, il est généralement recommandé de ne guère boire plus de quatre tasses par jour.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter un professionnel de santé.

Les bienfaits des tisanes traditionnelles

Hydratation & drainage

Tout d’abord, boire une tisane permet de rester hydraté. De plus, cela permet de stimuler nos organes d’élimination des toxines et de l’excès d’eau : le foie, les reins, les intestins, mais aussi les poumons et la peau.

Attention : consommée glacée, l’infusion est rafraîchissante, mais déshydratante ! En effet, puisque cette boisson est diurétique, elle vous fera aller plus souvent aux toilettes.

Le thé vert, l’ortie, le pissenlit ou encore la bardane, sont des plantes aux vertus drainantes.

Nutritives & reminéralisantes

L’infusion a également une vertu reminéralisante. En effet, les plantes puisent des minéraux dans le sol, il est donc logique qu’elles en contiennent. Les tisanes de plantes reminéralisantes permettent une absorption optimale des minéraux contenus dans les plantes. Cela permet de combler nos besoins quotidiens en minéraux et préserver notre équilibre acido-basique, idéal en cas d’infection et de stress.

Parmi les plantes les plus reminéralisantes, on compte notamment le bambou, les feuilles de cassis et de framboisier, la consoude, la luzerne, l’olivier, l’ortie, la prêle, la sauge… Notez qu’elles peuvent être combinées pour une meilleure efficience.

Renforcement des défenses

Les tisanes agissent sur le corps d’une façon plus douce que les teintures-mères (solutions hydro-alcooliques issues d’un mélange de plantes fraîches et d’alcool). Il leur faudra en effet plusieurs semaines pour agir, cependant elles résorberont les problèmes d’une manière plus durable, sans doute parce qu’elles se joignent aux mécanismes d’auto-guérison de notre corps au lieu de les remplacer.

Ainsi, on peut signaler que les tisanes ne constituent nullement une « béquille chimique », mais fonctionnent bien plus comme un complément qui participe à renforcer les défenses déjà existantes de notre organisme.

Applications

Le foie est un organe que l’on dit « chaud », c’est-à-dire qu’il aime la chaleur. C’est pourquoi les tisanes de plantes hépatiques (artichaut, aubier du tilleul, boldo, chardon-marie, menthe, feuilles de pissenlit, radis noir, réglisse, romarin…) sont tout indiquées pour le réchauffer et l’aider à mieux fonctionner.

Ajouter du miel et du citron dans votre infusion peut contribuer à soulager les maux de gorge.

Les tisanes d’aloe vera, de bardane, de camomille, d’ortie, de pensée sauvage, de sauge et de thym, peuvent également être utilisées en guise de lotions pour la peau.

Se gargariser avec de la tisane d’hamamélis, de fleurs de molène bouillon-blanc, de racines de guimauve officinale, de souci des jardins (calendula), est utile pour soulager les aphtes. Enfin, la sauge officinale peut aider à atténuer les aphtes, mais également les gingivites.

Conservation des tisanes

L’eau n’a aucune propriété de conservation (contrairement à l’alcool ou à l’huile).

Certaines substances végétales, tels que les mucilages et les gommes (ces matières qui gonflent et deviennent visqueuses au contact de l’eau), fermentent assez rapidement. Les bactéries les adorent, raison pour laquelle ces composants nourrissent notre flore intestinale.

Les minéraux ionisés et en solution commencent à précipiter au bout de quelques heures, ce qui diminue leur biodisponibilité.

Afin de conserver au mieux sa tisane, comptez 12 à 24 heures dans une bouteille thermos, et jusqu’à 48 heures au frais. Pour celles et ceux qui préfèrent leur tisane sucrée, mieux vaut attendre le dernier moment pour lui ajouter un peu de miel.

Les tisanes en infusion

L’infusion est une méthode parmi d’autres pour réaliser des tisanes. En d’autres termes, toutes les infusions sont des tisanes, mais toutes les tisanes ne sont pas des infusions. L’infusion consiste simplement à verser de l’eau frémissante sur les plantes, puis à les laisser infuser durant 5 à 10 minutes (en fonction des plantes), avant filtrage.

Que préparer en infusion ?

Les fleurs, ainsi que la plupart des feuilles et des tiges, c’est-à-dire les parties de plantes qui ne sont ni dures ni fibreuses, sont bien adaptées aux infusions.

En revanche, notons que les principes actifs des plantes riches en substances volatiles, subtiles et aromatiques, à l’instar de la citronnelle, de la lavande, de la menthe, du romarin et du thym, risqueraient d’être détruits par une température trop élevée.

Précisons par ailleurs que les principes actifs s’extraient souvent plus facilement à partir de plantes séchées. Toutefois, les plantes fraîches, tout juste cueillies, donnent souvent des tisanes plus goûteuses… À votre guise.

Enfin, dans la mesure du possible cela va sans dire, préférez des plantes issues de l’agriculture biologique.

Quelle quantité de plantes utiliser ?

La quantité exacte de plante à utiliser dépend en grande partie de la plante et de votre sensibilité à celle-ci.

La quantité de référence pour les plantes sèches est de 25 à 50g pour un litre d’eau, qu’il s’agisse d’une seule plante ou un mélange. La dose idéale pour une tasse de 25cl d’eau serait donc de 6 à 12g.

En général, la dose de plantes amères(comme l’artichaut, l’endive, la gentiane…) et de plantes aromatiques(comme l’origan, le thym, le romarin…) est plus petite qu’avec les autres plantes.

Quelle eau choisir ?

Ce n’est pas sorcier : plus l’eau est pure, mieux c’est !

Si l’on opte pour de l’eau en bouteille, mieux vaut choisir de l’eau de source, faiblement minéralisée, avec un taux bas de résidu à sec (une information qui figure sur l’étiquette de la bouteille).

Soit dit en passant, prenez garde au type de plastique utilisé pour les bouteilles. Sous la bouteille, ou sur son contour inférieur, se trouve un logo avec un chiffre : privilégiez 2, 4 et 51. Une bouteille recyclée n’est pas forcément bon signe.

Si vous n’avez pas ce type d’eau à disposition, il vaut mieux utiliser les plantes d’une manière non-optimale plutôt que de ne pas les utiliser du tout. Toutefois, si vous utilisez de l’eau du robinet, il est important de bien la faire bouillir. Ainsi, par exemple, une salmonelle ne résistera pas.

Enfin, il est nettement préférable de bannir les récipients en aluminium, en fer, ou tout autre métal que l’inox.

Préparer une infusion

1) Préparer la bonne quantité de plantes et d’eau. Fraîches ou sèches, les plantes hachées finement diffuseront mieux tous leurs bienfaits.

2) Faire bouillir de l’eau dans une casserole en inox ou une bouilloire, puis attendre que l’eau descende autour de 85°C. Pour qu’une infusion soit efficace, il ne faut pas que l’eau soit bouillante : certaines substances actives de la plante sont volatiles et risqueraient d’être dispersées par un trop plein de vapeur.

3) Placer les plantes dans le récipient destiné à l’infusion.

4) Couvrir et laisser infuser (pour limiter la dispersion par la vapeur des huiles essentielles).

En fonction des plantes choisies, il est préférable d’adapter le temps d’infusion, afin de ne pas les agresser et ainsi en minimiser les bienfaits.

° Pour des infusions à base de fleurs : 1 à 3 minutes.
° Pour des feuilles : 2 à 4 minutes.
° Pour les plantes aromatiques : entre 2 et 5 minutes (après quoi les composés amers et astringents prendront le dessus).
° Pour les plantes amères et astringentes : 5 à 10 minutes.
° Pour des racines, des graines ou des écorces : jusqu’à 10 minutes.
° Pour les plantes reminéralisantes : 20 minutes.

5) Filtrez, buvez et jouissez !

Recommandation

Afin que les plantes ne soient pas compressées pendant l’infusion, évitez d’utiliser une boule à thé ou n’importe quel autre réceptacle à l’intérieur de votre récipient. Une fois gorgée d’eau, la plante doit pouvoir aisément circuler pour favoriser une hydro-dynamie optimale.

Techniques alternatives

La décoction

Pour quoi ?

Plus délicat que l’infusion, la décoction est une méthode qui permet d’extraire davantage de molécules des plantes. Plus particulièrement, elle est tout indiquée lorsqu’il s’agit d’extraire les principes actifs des parties végétales plus dures ou fibreuses, que l’eau a du mal à pénétrer, comme les baies (angélique, cannelle, romarin…), les écorces (aubier de tilleul, chêne, lapacho, saule…), les graines (coriandre, fenouil, lotus…), les racines(bardane, pissenlit, réglisse…) et les tiges ligneuses (bambou, hysope…).

Comment ?

Ladécoction consiste à placer les plantes dans l’eau froide, puis à faire chauffer lentement jusqu’à ébullition. La plante libère mieux ses bienfaits quand l’augmentation de la chaleur est progressive.

Réduire alors le feu et laisser frémir plus ou moins longtemps selon les végétaux utilisés (de 1 à 15 minutes). Encore une fois, il vaut mieux respecter ce temps, autrement les bienfaits pourraient être considérablement atténués. Si la plante est très dure et fibreuse, il est possible de laisser chauffer quelques minutes supplémentaires.

Enfin, selon les recettes, on peut filtrer (à la passoire ou au filtre à café) et servir immédiatement, ou bien laisser encore infuser hors du feu, et même ajouter d’autres plantes à ce moment-là.

Lorsque le mélange refroidit, il est possible que certains éléments commencent à précipiter et lui donnent un aspect désagréable. Les gommes et mucilages sont des composants qui s’extraient en effet à l’eau froide. Cela n’affecte en rien les propriétés médicinales de la décoction.

La macération à froid

Pour quoi ?

Elle est particulièrement bien adaptée pour les plantes qui recèlent une forte concentration de mucilages et de gommes, à l’instar de l’échinacée, de la molène bouillon-blanc, du plantain et de la racine de guimauve.

Comment ?

La macération consiste à laisser infuser une ou plusieurs plantes dans de l’eau à température ambiante, pour une durée plus ou moins longue (allant de 30 minutes à plusieurs heures, voire toute une nuit).

Une fois le macérat filtré, il est évidemment possible d’y ajouter un peu d’eau chaude.

1 Source : “La naturopathie pour les nuls” (p104.), par Anne-Claire Meret et aliae

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